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Journal · Se décider

Les pages d'un site vitrine, et ce qu'on écrit dedans

Six pages suffisent à un site vitrine. Voici ce que chacune doit contenir, dans quel ordre, et les formulations qui n'apprennent rien au visiteur.

La question « combien de pages ? » arrive toujours avant la bonne, qui est « à quelles questions ce site doit-il répondre ? ». Les pages ne sont pas des contenants qu'on remplit ensuite : chacune existe parce qu'un visiteur se pose une question précise, et elle disparaît si elle n'en couvre aucune.

Cet article prend les pages une à une : ce qu'elles contiennent, dans quel ordre, et les formulations qui ne disent rien. Il ne traite ni de la méthode de projet — c'est l'objet de la méthode complète pour créer un site vitrine — ni du référencement technique, ni du prix.

Pourquoi la liste des pages se décide avant le premier mot

Un site qui grossit par ajouts devient illisible en un an. On ajoute une page parce qu'un client a demandé quelque chose, une autre parce qu'un concurrent en a une, et le menu finit avec onze entrées dont trois se recouvrent. Personne ne fait le ménage, parce que personne ne sait plus à quoi chaque page servait.

La liste se pose donc d'un coup, au début, sur une feuille. La règle est unique : une page, une question. Si vous ne pouvez pas écrire en une phrase la question à laquelle elle répond, la page n'existe pas — c'est un paragraphe d'une autre page.

Cette règle a une conséquence utile. Elle interdit les pages de confort — « bienvenue », « actualités » sans actualité, « nos valeurs » — et elle impose celles qui manquent presque toujours : une page par prestation, et une page qui apporte des preuves.

Le socle de six pages

Six pages couvrent la quasi-totalité des situations d'un artisan, d'un indépendant ou d'un commerce. Les pages supplémentaires sont presque toujours des pages de prestation, ajoutées une par une, au rythme où vous les écrivez.

PageLa question du visiteurCe qu'on y met
AccueilSuis-je au bon endroit ?Ce que vous faites, pour qui, où, et comment vous joindre
Prestation (une par métier)Faites-vous exactement ce dont j'ai besoin ?Le détail du travail, ce qui est compris, la façon dont vous chiffrez
RéalisationsSavez-vous vraiment le faire ?Des chantiers réels, avec contexte, contrainte et résultat
À proposÀ qui vais-je ouvrir ma porte ?Qui vous êtes, depuis quand, comment vous travaillez, ce que vous ne faites pas
ContactComment vous joindre, et sous quel délai répondez-vous ?Téléphone, formulaire court, zone couverte, délai annoncé
Mentions légales et confidentialitéÀ qui je parle, et que devient ce que j'écris ?L'identité de l'éditeur, l'hébergeur, l'usage fait des données du formulaire
Six pages, six questions. Toute page supplémentaire doit pouvoir nommer la question à laquelle elle répond, faute de quoi elle appartient à une autre.

Deux absences sont volontaires. Il n'y a pas de page « tarifs » : sur un métier où l'on chiffre au cas par cas, elle promet ce qu'elle ne peut pas tenir, et la fourchette a bien plus de valeur dans la page de prestation, à côté de ce qu'elle couvre. Il n'y a pas non plus de blog dans le socle : un blog est utile, mais il vient après, quand les six premières pages sont écrites et à jour.

L'accueil : dix secondes pour dire qui vous êtes, où, et pour qui

L'accueil n'est pas une vitrine décorative, c'est un aiguillage. Le visiteur y arrive rarement par hasard et n'y reste presque jamais : il vérifie qu'il est au bon endroit, puis il part vers la page qui l'intéresse — ou il ferme.

Le haut de page, avant tout défilement, doit contenir quatre informations et rien d'autre.

  • Ce que vous faites, dans les mots que votre client emploie. « Plombier chauffagiste » et non « solutions globales pour votre confort thermique ».
  • Où vous le faites. Une ville, une agglomération, un rayon en kilomètres. C'est l'information la plus cherchée, et la plus souvent absente.
  • Pour qui. Particuliers, professionnels, ou les deux. Un visiteur qui n'est pas votre client doit pouvoir le comprendre immédiatement, cela vous épargne des demandes hors sujet.
  • Comment vous joindre. Un numéro cliquable, ou un bouton qui mène au formulaire. Un seul appel à l'action, pas trois qui se disputent l'attention.

Le reste de l'accueil se lit comme un sommaire commenté : trois à six blocs qui renvoient vers les pages de prestation, un aperçu des réalisations, et les éléments de réassurance de votre métier — ancienneté, assurance, certifications, zone d'intervention.

Un commerce a une contrainte de plus : l'adresse et les horaires doivent être visibles sans défiler, et exacts jusqu'aux jours fériés. Rien ne coûte plus cher qu'un client venu devant une porte fermée. Les pages pensées pour les commerces partent de ce constat.

Une page par prestation, jamais une page « nos services »

La page « nos services » qui empile six métiers en six paragraphes est la solution de facilité la plus répandue et la moins rentable. Elle est confortable à écrire, elle ne répond précisément à personne, et elle n'existe pour aucune recherche en particulier.

Une page par prestation change deux choses. Le visiteur qui cherche un dépannage de chauffe-eau arrive sur une page qui parle de son chauffe-eau, pas d'une liste où il doit se retrouver seul. Et chaque page peut viser une expression précise, ce qui est le fondement du référencement d'un site vitrine.

Une page de prestation qui fonctionne contient six choses, dans cet ordre.

  1. La prestation nommée comme le client la nomme, en titre — pas comme la nomme votre facture.
  2. Le problème qu'elle résout, en deux phrases, avant de parler de vous.
  3. Ce que le travail comprend concrètement, et ce qu'il ne comprend pas. Cette seconde liste vaut mieux qu'un devis contesté trois semaines plus tard.
  4. La façon dont vous chiffrez : au forfait, à l'heure, au mètre. Une fourchette si vous pouvez en donner une honnête, sinon le mode de calcul, qui rassure presque autant.
  5. Le déroulé : qui vient, quand, combien de temps, ce que le client doit préparer avant votre arrivée.
  6. Un appel à l'action unique, identique sur toutes les pages de prestation.

Une page ainsi construite fait entre trois cents et six cents mots. Plus courte, elle ne rassure pas ; beaucoup plus longue, elle n'est pas lue jusqu'au bout. Et si deux prestations ont le même texte à quelques mots près, c'est qu'elles n'en font qu'une : regroupez-les plutôt que de dupliquer.

Les réalisations : ce qui transforme un devis en commande

C'est la page la plus souvent absente et la plus décisive. Un devis ne se compare pas seulement sur un montant : il se compare sur la conviction que le travail sera bien fait. Les réalisations sont à peu près la seule chose du site qui apporte cette conviction.

Une réalisation utile n'est pas une photo isolée. Elle raconte trois choses en quelques lignes : le contexte — où, pour qui, quel type de bien —, la contrainte qui rendait le chantier particulier, et ce qui a été fait. Le lecteur qui se reconnaît dans le contexte se projette immédiatement, et c'est tout ce qu'on lui demande.

Trois réalisations bien racontées valent mieux que vingt photos sans légende. Si vous n'avez pas de photos correctes, prenez-les : un téléphone récent suffit, la lumière du jour fait le reste. Ce qui fait venir des devis sur un site d'artisan développe ce point.

Deux précautions. Ne publiez pas un chantier identifiable — une façade, une adresse, un intérieur reconnaissable — sans l'accord de votre client. Et ne présentez jamais comme vôtre un travail que vous n'avez pas fait : la règle paraît évidente, elle est enfreinte souvent, et elle finit toujours par se voir.

La page « à propos » : la confiance, pas la biographie

Elle est mal comprise. On y écrit une histoire d'entreprise à la troisième personne — « fondée en 2009, la société s'est imposée comme un acteur incontournable » — alors que le visiteur y cherche tout autre chose : savoir à qui il va ouvrir sa porte, ou confier un budget.

Ce qui y a sa place : votre nom et votre visage, depuis combien de temps vous faites ce métier, comment vous travaillez — seul, en équipe, avec quels partenaires —, et ce que vous ne faites pas. Cette dernière ligne est la plus rassurante du site, précisément parce que presque personne ne l'écrit.

Ce qui n'y a pas sa place : les valeurs génériques, l'histoire du secteur, les formules de plaquette. Un artisan qui écrit « je réponds au téléphone entre 7 h et 19 h, et je rappelle le soir même quand je suis sur un chantier » est plus crédible que trois paragraphes sur l'excellence.

Une photo de vous, prise en lumière naturelle, fait plus pour la confiance que n'importe quelle image d'illustration achetée : le visiteur cherche une personne, pas une marque.

La page contact : trois champs, pas douze

Chaque champ ajouté à un formulaire est une raison de plus de ne pas l'envoyer. Trois suffisent presque toujours : le nom, le moyen de rappel, et le message. Le reste se demande au téléphone, où vous obtiendrez de meilleures réponses de toute façon.

  • Un formulaire court. Nom, téléphone ou courriel, message. Un quatrième champ facultatif — la ville, le type de projet — se défend s'il vous fait gagner un aller-retour, pas s'il remplit un tableau.
  • Le téléphone en clair et cliquable. Beaucoup de visiteurs ne rempliront jamais un formulaire : ils appellent, ou ils ne font rien.
  • Le délai de réponse annoncé. « Réponse sous 24 heures ouvrées » vaut mieux que le silence : le visiteur sait quand s'inquiéter, et vous vous engagez sur du tenable.
  • La zone d'intervention, redite ici même si elle figure sur l'accueil : c'est le dernier endroit où le doute peut être levé.
  • Ce qui se passe après l'envoi. Une confirmation à l'écran, et si possible un courriel automatique. Sans elle, le visiteur renvoie le formulaire, ou appelle un concurrent en pensant que le vôtre ne marche pas.

Testez ce formulaire depuis un téléphone, avec une vraie adresse, une fois par trimestre. Un formulaire qui n'envoie plus rien est une panne silencieuse : personne ne vous prévient, et vous concluez simplement que le marché est calme.

Les pages obligatoires : mentions légales, confidentialité, cookies

Trois pages ne servent pas à convaincre mais doivent exister. Elles se placent en bas de page, accessibles depuis n'importe quel endroit du site.

  • Les mentions légales identifient l'éditeur : la personne ou la société responsable, ses coordonnées, son immatriculation le cas échéant, le responsable de la publication, et l'hébergeur du site.
  • La politique de confidentialité explique ce que vous faites des informations reçues : ce que vous collectez — en pratique, les champs du formulaire —, pourquoi, combien de temps vous les conservez, et comment en demander la suppression.
  • L'information sur les cookies ne concerne que les sites qui en déposent au-delà du strict nécessaire : mesure d'audience non exemptée, régie publicitaire, boutons de partage tiers. Un site vitrine dépourvu de ces briques a besoin d'une page bien plus courte qu'on ne l'imagine.

Le plus simple est de regarder comment d'autres les rédigent. Nos mentions légales et notre politique de confidentialité sont publiques et donnent une idée de la structure attendue — comme exemple de plan, pas comme modèle à recopier : votre situation n'est pas la nôtre.

Ce qu'on n'écrit jamais sur un site vitrine

Certaines formulations sont si répandues qu'elles ne sont plus lues. Elles occupent la place et ne transmettent rien. La colonne de droite du tableau ci-dessous n'est pas mieux écrite : elle est simplement vérifiable.

Ce qui ne dit rienCe qui dit quelque chose
« Leader de la rénovation dans la région »« Douze ans de rénovation d'appartements anciens »
« À votre écoute »« Je réponds au téléphone jusqu'à 19 h, et je rappelle le soir même »
« Des solutions sur mesure adaptées à vos besoins »« Je chiffre au forfait après une visite gratuite, devis sous 48 heures »
« Une équipe de professionnels qualifiés »« Trois compagnons, tous salariés, aucun sous-traitant »
« Contactez-nous pour plus d'informations »« Envoyez-moi une photo du problème, je vous dis si c'est réparable »
« Nous intervenons rapidement »« Dépannage sous 24 heures, samedi compris »
Le test tient en une phrase : si un concurrent peut recopier la vôtre sans mentir, elle ne vous distingue pas et ne mérite pas sa place.

Le jargon mérite un traitement à part. Vos clients ne cherchent pas une « ventilation mécanique double flux hygroréglable » : ils cherchent à ne plus avoir de moisissures dans la salle de bains. Écrivez d'abord avec leurs mots, ajoutez le terme technique ensuite. Dans cet ordre, jamais l'inverse.

Reste le carrousel, ce bandeau d'images qui défile tout seul en haut de page. C'est la manière la plus sûre de ne rien dire : le visiteur commence la première diapositive, la deuxième arrive avant qu'il ait fini, il renonce. Une image fixe et une phrase claire font mieux, et se chargent plus vite.

Écrire quand on n'est pas rédacteur : la méthode des questions

La page blanche n'est pas un problème d'écriture, c'est un problème de matière première. Or vous en avez déjà, et en quantité : ce sont les questions qu'on vous pose toute l'année.

  1. Pendant deux semaines, notez chaque question posée au téléphone, en boutique ou sur un chantier. Une ligne par question, dans un carnet.
  2. Regroupez-les par famille : prix, délai, zone, garanties, déroulé, cas particuliers. Six ou sept familles apparaissent, toujours à peu près les mêmes.
  3. Attribuez chaque famille à une page : le prix et le déroulé aux pages de prestation, les garanties à « à propos », la zone et le délai au contact et à l'accueil.
  4. Répondez par écrit, exactement comme vous répondez de vive voix. Ne cherchez pas le style, cherchez la réponse complète.
  5. Relisez à voix haute une semaine plus tard, et coupez tout ce qui ne répond à rien. Il en reste souvent la moitié, et c'est la bonne moitié.

Cette méthode a un effet secondaire utile : des pages écrites en questions et réponses claires sont exactement la forme que reprennent les moteurs de réponse lorsqu'ils citent une source — le sujet d'être cité par les moteurs de réponse.

Un mot sur la longueur : personne ne lit deux mille mots sur un site vitrine, et personne ne fait confiance à une page de quarante mots. Entre trois cents et six cents mots, avec un intertitre tous les trois paragraphes, le visiteur trouve ce qu'il cherche sans avoir l'impression de lire.

Écrire ses pages dans Webcosa

Webcosa est un CMS en abonnement : vous écrivez vos pages vous-même, et l'hébergement en Europe, le certificat de sécurité, les sauvegardes et les mises à jour de la plateforme sont compris dans la même ligne. Il n'y a ni frais d'installation, ni commission.

Pour la rédaction, trois choses changent la vie d'un premier site. Un code d'accès cache le site le temps de l'écrire, ce qui évite de publier une page à moitié faite. Les demandes reçues par vos formulaires arrivent sans limite de nombre, quelle que soit la formule. Et l'assistant Cosa aide à formuler : plafonné à 200 échanges par mois en Solo, sans plafond en Pro, où il peut aussi agir sur les pages.

La formule Solo, à 29 € par mois, couvre 30 pages et un blog : le socle décrit ici, plus une vingtaine de pages de prestation. La formule Pro, à 59 € par mois, lève la limite de pages et ajoute les redirections d'anciennes adresses, utiles quand on renomme une page déjà référencée. Le détail des fonctionnalités dit ce que contient chaque formule. L'essai dure sept jours, sans carte bancaire.

Ce qu'il faut retenir

La liste des pages se décide avant d'écrire, et une page qui ne répond à aucune question précise n'existe pas. Six pages forment le socle ; les suivantes sont presque toujours des pages de prestation, ajoutées une par une plutôt qu'entassées dans une rubrique unique.

Le contenu qui convainc est celui qu'un concurrent ne pourrait pas recopier sans mentir : une zone d'intervention, un délai, un mode de calcul, un chantier raconté avec sa contrainte. Tout le reste est du remplissage, y compris quand c'est bien écrit.

Enfin, ces pages ne sont pas gravées. Un tarif change, une prestation s'ajoute, une photo remplace une autre : sur trois ans, la capacité à modifier son site sans passer par un développeur vaut davantage que la qualité du premier jet.

Questions fréquentes sur les pages d'un site vitrine

Six suffisent dans la grande majorité des cas : un accueil, une page par prestation principale, une page de réalisations, une page à propos, une page contact, et les pages légales — mentions légales et politique de confidentialité. Les pages supplémentaires se justifient une par une, en nommant la question à laquelle elles répondent. Une page qui ne répond à aucune question précise finit toujours par n'être ni lue ni mise à jour.

Quatre informations avant tout défilement : ce que vous faites, où vous le faites, pour qui, et comment vous joindre. Le reste de la page fonctionne comme un sommaire commenté qui renvoie vers les pages de prestation, montre deux ou trois réalisations et donne les éléments de réassurance de votre métier. Un test simple : montrez le haut de la page dix secondes à quelqu'un qui ne connaît pas votre activité, puis demandez-lui ce que vous faites et où.

En ne l'écrivant pas comme un texte, mais comme une série de réponses. Notez pendant deux semaines les questions qu'on vous pose au téléphone, regroupez-les, attribuez chaque groupe à une page, puis répondez par écrit exactement comme vous répondez de vive voix. Vous obtenez de la matière juste et vérifiable, sans jamais avoir affronté la page blanche. La relecture à voix haute, une semaine plus tard, fait le reste du travail.

Afficher un prix exact n'est possible que pour des prestations standardisées. Pour tout ce qui se chiffre au cas par cas, l'utile n'est pas le montant mais le mode de calcul : au forfait après visite, à l'heure avec un minimum, au mètre. Une fourchette honnête, encadrée de ce qu'elle couvre et de ce qu'elle exclut, filtre les demandes hors budget et fait gagner du temps aux deux parties. Le silence complet, lui, fait partir le visiteur chez le concurrent qui annonce quelque chose.

Entre trois cents et six cents mots pour une page de prestation, un peu moins pour un accueil, un peu plus pour une réalisation détaillée. En dessous, la page ne rassure pas et paraît inachevée. Très au-dessus, elle n'est pas lue jusqu'au bout sur un téléphone. Ce qui compte davantage que le nombre, c'est la densité : chaque paragraphe doit apporter une information qu'un concurrent ne pourrait pas écrire à l'identique.

Une page par prestation, presque toujours. La page unique empile des métiers différents, oblige le visiteur à chercher le paragraphe qui le concerne, et ne correspond à aucune recherche précise. Une page dédiée peut nommer la prestation comme le client la nomme, détailler ce qu'elle comprend, dire comment vous chiffrez et décrire le déroulé. C'est plus long à écrire, et c'est exactement le travail qui fait la différence sur un site vitrine.

Un téléphone récent et la lumière du jour suffisent largement. Cadrez droit, évitez le contre-jour, prenez le même angle avant et après quand c'est possible. Surtout, écrivez trois lignes autour de chaque photo : le contexte, la contrainte particulière et ce qui a été fait. Une photo moyenne accompagnée d'un récit précis convainc davantage qu'un cliché parfait sans légende. Demandez l'accord du client dès qu'un lieu est identifiable.

Trois champs suffisent : le nom, un moyen de rappel, et le message. Chaque champ supplémentaire réduit le nombre d'envois, et les informations manquantes se demandent très bien au téléphone. Ajoutez à côté du formulaire le numéro en clair et cliquable, le délai de réponse que vous vous engagez à tenir, et la zone que vous couvrez. Prévoyez enfin une confirmation à l'écran après l'envoi, sinon le visiteur doute et recommence.

Un site professionnel doit permettre d'identifier qui l'édite, quelle que soit sa taille : coordonnées, immatriculation le cas échéant, responsable de la publication, hébergeur. Si le site collecte des informations personnelles — et un simple formulaire de contact en collecte — une page expliquant ce que vous en faites et comment en demander la suppression complète le dispositif. Les obligations exactes dépendent de votre statut et de votre activité : renseignez-vous à la source officielle plutôt que de recopier un modèle trouvé au hasard.

Tout ça, Webcosa le fait à votre place — ou vous laisse le faire, sans y passer vos soirées.