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Journal · Faire évoluer

Refaire son site internet : les étapes, dans l'ordre

Une refonte rate rarement sur la technique. Elle rate sur l'ordre des opérations. Voici la méthode et le calendrier, étape par étape.

Une refonte de site internet échoue rarement sur la technique. Elle échoue sur l'ordre : on choisit un graphisme avant d'avoir décidé quelles pages existeront, on écrit les textes après avoir intégré les maquettes, on relève les anciennes adresses une fois l'ancien site éteint. Chacune de ces inversions coûte des semaines, et la dernière coûte du trafic.

Cet article ne traite ni du budget ni du risque de référencement : deux articles s'en chargent déjà, et ils sont cités au bon endroit. Il traite de la méthode. Ce qu'on fait, dans quel ordre, qui décide quoi, combien de temps chaque étape prend réellement, et ce qui fait déraper le planning — c'est toujours la même chose.

Refonte ou rafraîchissement : trois signes qui tranchent

Tout ne mérite pas une refonte. Beaucoup de sites jugés « dépassés » ont surtout besoin de textes réécrits, de photos récentes et d'un menu réorganisé — un travail de deux semaines, pas de trois mois. Trois signes distinguent les deux situations, et il en faut au moins deux pour justifier une refonte complète.

  • La structure ne tient plus. Vous vendez des prestations qui n'existaient pas quand le site a été fait, et vous les avez casées dans des pages prévues pour autre chose. Le menu ne se lit plus, les pages se recoupent. Réorganiser reviendrait à tout redécouper : c'est une refonte.
  • La base technique n'est plus tenable. Le site tourne sur une version de logiciel qui ne reçoit plus de correctifs, les extensions ne sont plus maintenues, ou personne ne peut plus intervenir dessus. Repeindre une façade sur une structure fissurée n'a pas de sens.
  • L'affichage sur téléphone est cassé. Pas perfectible : illisible, avec des zooms manuels et des boutons hors écran. Si la version mobile a été bricolée par-dessus une version conçue pour l'ordinateur, la reprendre coûte souvent plus cher que de repartir — le diagnostic est expliqué dans vérifier et corriger l'affichage sur mobile.

Un seul signe présent ? Vous avez besoin d'un rafraîchissement : nouvelles photos, textes revus, couleurs ajustées, menu simplifié. C'est moins spectaculaire, cela conserve tout votre référencement acquis, et cela se fait sans rien interrompre. Le calcul économique des deux options est détaillé dans refonte de site internet, quel prix pour quoi.

Les mauvaises raisons de refaire un site

La plus fréquente tient en une phrase : « il ne me plaît plus ». Elle est sincère et mauvaise conseillère. Vous regardez votre site toutes les semaines depuis quatre ans ; vos visiteurs le découvrent pour la première fois. Ce que vous percevez comme de la lassitude leur est parfaitement invisible.

Deuxième mauvaise raison : un concurrent a refait le sien. Un site refait n'est pas un site qui rapporte davantage. Avant de copier le mouvement, regardez ce qui a changé chez lui — un design, ou des pages qui répondent enfin à ce que les gens cherchent ? Dans le second cas, c'est du contenu qu'il vous faut, pas une refonte.

Troisième : « on n'a pas de demandes, il faut refaire le site ». Peut-être. Mais l'absence de demandes vient au moins aussi souvent d'un formulaire cassé, d'un numéro obsolète, de pages introuvables sur les moteurs ou d'un discours qui ne parle pas au bon public. Refaire sans avoir identifié la cause revient à repayer le même problème dans un plus joli emballage.

La bonne façon de trancher est d'écrire, avant toute chose, ce que le nouveau site devra faire de plus que l'ancien. Trois lignes suffisent. Si vous n'arrivez pas à les écrire, vous n'êtes pas prêt à lancer une refonte, et c'est une information précieuse.

L'inventaire d'abord, avant de couper quoi que ce soit

C'est l'étape sautée dans neuf refontes sur dix, et la seule vraiment irréversible : une fois l'ancien site éteint, ce qui n'a pas été relevé est perdu. Elle prend deux à quatre jours et se fait entièrement avant qu'une maquette ne soit dessinée.

  1. Les adresses. La liste complète des pages existantes, telles qu'elles s'écrivent, avec pour chacune le nombre de visites reçues sur douze mois. C'est ce tableau qui servira à écrire les redirections, et il n'existe plus après extinction.
  2. Les contenus. Copiez tous les textes dans un document, y compris ceux des pages que vous croyez inutiles. Récupérez les images en pleine résolution, pas les versions réduites affichées à l'écran, et les documents téléchargeables : tarifs, plaquettes, notices.
  3. Les accès. L'administration, l'hébergement, la base de données, la boîte qui reçoit les formulaires, l'outil de statistiques, le compte de la fiche d'établissement. Vérifiez que vous les détenez, pas seulement votre prestataire. Le cas contraire est traité dans reprendre un site fait par quelqu'un d'autre.
  4. Le nom de domaine. À quel nom est-il déposé, chez quel bureau d'enregistrement, à quelle date expire-t-il, et qui reçoit les courriels de renouvellement ? Une refonte est le pire moment pour découvrir qu'il appartient à quelqu'un d'autre.
  5. Les formulaires. Combien y en a-t-il, où arrivent les messages, quels champs contiennent-ils, existe-t-il un accusé de réception ? Faites un envoi de test depuis l'ancien site : vous saurez au moins d'où vous partez.
  6. Les statistiques. Notez les chiffres de référence avant la bascule : visites mensuelles, pages les plus vues, requêtes qui vous amènent des visiteurs, demandes reçues par mois. Sans ce point de départ, vous ne pourrez pas dire si la refonte a réussi.

Les huit étapes d'une refonte, dans l'ordre

L'ordre n'est pas une préférence de méthode, c'est une contrainte : chaque étape produit ce dont la suivante a besoin. Dessiner une maquette sans arborescence, ou intégrer sans contenus définitifs, revient à faire deux fois le même travail.

ÉtapeQui décideCe qu'on livreDurée indicative
1. CadrageVousCe que le nouveau site doit faire de plus, en trois lignes2 à 5 jours
2. InventaireVous, avec le prestataireLe relevé des adresses, contenus, accès et statistiques2 à 4 jours
3. ArborescenceVousLa liste des pages, le menu, ce que chaque page doit obtenir3 à 5 jours
4. ContenusVousLes textes définitifs et les images en pleine résolution2 à 6 semaines
5. MaquetteLe prestataire propose, vous validezDeux ou trois écrans clés, pas les vingt pages1 à 2 semaines
6. IntégrationLe prestataire, ou vous sur un CMSLe site complet sur une adresse de test, non publique2 à 4 semaines
7. Redirections et recetteLe prestataireLe tableau des redirections et la liste de contrôle cochée3 à 5 jours
8. Bascule et surveillanceLe prestataireLe site en ligne, puis quinze jours de vérifications1 jour, puis 2 semaines
Durées indicatives pour un site vitrine de dix à trente pages. Elles s'additionnent partiellement : la maquette peut avancer pendant que vous écrivez, l'inventaire pendant le cadrage.

Deux étapes sont systématiquement sous-estimées. La quatrième, l'écriture des contenus, parce qu'elle repose sur vous et sur personne d'autre. La septième, les redirections, parce qu'elle est invisible : elle ne se voit sur aucun écran et personne ne la réclame en réunion. C'est pourtant celle dont l'oubli coûte le plus cher.

Une étape mérite au contraire d'être coupée court : la maquette. Deux ou trois écrans validés suffisent — l'accueil, une page de prestation, la page de contact. Faire dessiner vingt maquettes multiplie les allers-retours sans rien apprendre de plus, et c'est le poste où un devis gonfle le plus facilement.

Le calendrier réaliste, et ce qui le fait déraper

Pour un site vitrine de dix à trente pages, comptez deux à trois mois entre la décision et la mise en ligne, en travaillant sérieusement sans y consacrer vos journées. Un mois est possible si les contenus existent déjà et sont validés. Six mois arrivent régulièrement, et pour une seule raison dans la grande majorité des cas.

Cette raison est la validation des contenus. Les textes attendent d'être écrits, ou ils sont écrits et attendent d'être relus par quelqu'un qui n'a pas le temps. Le prestataire ne peut pas avancer, il enchaîne sur un autre projet, et quand vos textes arrivent enfin il faut attendre qu'il se libère. Deux semaines de retard de votre côté deviennent six semaines sur le projet.

Le remède est administratif, pas créatif : décidez qui valide, une seule personne, et fixez une date. Écrivez les textes dans un traitement de texte avant même que la maquette existe, sans vous soucier de la mise en page. Un contenu prêt en avance ne coûte rien à attendre ; un contenu en retard bloque toute la chaîne.

Trois autres causes méritent d'être connues : les photos, qu'il faut souvent faire prendre et qui demandent un rendez-vous ; les validations à plusieurs voix, où trois personnes donnent trois avis contradictoires sur la même maquette ; et les ajouts en cours de route, cette prestation qu'on décide d'intégrer alors que l'arborescence était figée. Les trois se traitent en amont, en nommant un décideur unique et en gelant le périmètre après l'étape trois.

Ce qu'on garde de l'ancien site, et comment on le décide

Une refonte n'est pas une table rase. Certaines choses ont de la valeur et se perdent par simple inattention. La décision se prend page par page, avec le tableau de l'inventaire sous les yeux, et elle se résume à trois cas.

Premier cas : la page reçoit des visites et le sujet reste pertinent. On la garde, on réécrit le texte si nécessaire, et on conserve son adresse à l'identique quand c'est possible. Une adresse inchangée est une redirection en moins et un risque en moins.

Deuxième cas : la page reçoit des visites mais le sujet a disparu — une prestation abandonnée, un événement passé. On ne la supprime pas sèchement : on la redirige vers la page la plus proche par le sujet, jamais vers l'accueil, qui est lu comme un aveu que le contenu s'est volatilisé.

Troisième cas : la page ne reçoit rien et n'apporte rien. On la supprime, et c'est un service rendu au site — un site vitrine gagne presque toujours à passer de trente pages tièdes à quinze pages précises. Ce qu'il faut conserver, en revanche, ce sont les textes : mis de côté dans votre document d'inventaire, ils resserviront ailleurs.

Au-delà des pages, quatre éléments se conservent systématiquement : le nom de domaine, sauf raison impérieuse ; les avis et la fiche d'établissement, qui ne dépendent pas du site ; les documents téléchargeables souvent partagés ; et le suivi statistique, à réinstaller sur le nouveau site avant la bascule pour ne pas créer un trou dans l'historique.

Le jour de la bascule : la liste de contrôle

La mise en ligne se prépare la veille et s'exécute en une heure. Idéalement un mardi ou un mercredi matin, jamais un vendredi soir : si quelque chose casse, il faut quelqu'un pour le réparer dans les heures qui suivent.

  1. Les redirections sont posées avant la bascule, pas après. Chaque ancienne adresse renvoie vers sa remplaçante. Une journée d'erreurs suffit à faire retomber des pages qui mettront des mois à remonter — le mécanisme est détaillé dans refaire son site sans perdre son référencement.
  2. Le blocage des moteurs est levé. Le site de test était volontairement fermé à l'exploration. Oublier de rouvrir au moment de publier est l'erreur la plus banale et la plus dévastatrice d'une refonte.
  3. Le certificat de sécurité est actif sur le nom de domaine définitif, et toutes les pages s'ouvrent sans avertissement du navigateur.
  4. Chaque formulaire est testé pour de vrai. Envoyez un message depuis chacun et vérifiez qu'il arrive dans la bonne boîte, avec un accusé de réception pour l'expéditeur.
  5. Les coordonnées sont vérifiées une à une. Téléphone cliquable et correct, adresse de courriel exacte, horaires à jour, adresse postale identique à celle de la fiche d'établissement.
  6. Le suivi statistique enregistre. Ouvrez deux ou trois pages et vérifiez que les visites remontent, sinon vous perdrez les données des premiers jours — précisément ceux qu'il faut surveiller.
  7. Le plan du site est régénéré et déclaré, pour que les nouvelles adresses soient découvertes rapidement plutôt qu'au hasard des explorations.
  8. L'ancien site est archivé, fichiers et base de données, et conservé hors ligne au moins trois mois. C'est votre marche arrière.

Les deux semaines suivantes : ce qu'on surveille

Une refonte ne se termine pas le jour de la mise en ligne. Les quinze jours qui suivent sont ceux où l'on rattrape ce qui a été manqué, et où une erreur se répare encore sans conséquence durable.

La première semaine, regardez les erreurs de page introuvable tous les jours. Chacune signale une adresse oubliée dans le tableau des redirections, et elle se corrige en deux minutes. C'est la vérification la plus rentable de toute l'opération.

Surveillez ensuite l'indexation : vos nouvelles pages apparaissent-elles quand vous les cherchez par leur titre exact ? Un délai de quelques jours est normal. Une page toujours absente au bout de deux semaines signale un blocage technique resté en place, pas un problème de contenu.

Une baisse de visites dans les premiers jours est fréquente et ne doit pas déclencher de panique : les moteurs réévaluent des adresses qui ont changé. Ce qui doit alerter, c'est une baisse qui se prolonge au-delà de trois à quatre semaines, ou la disparition d'une page qui vous amenait beaucoup de monde. La cause est alors presque toujours une redirection manquante ou mal orientée.

Vérifiez enfin ce que les statistiques ne montrent pas : les demandes reçues. Comparez le nombre de messages et d'appels au mois précédant la bascule. C'est la seule mesure qui compte vraiment, et c'est aussi celle qui révèle un formulaire cassé que personne n'aurait remarqué. Le rythme de vérification, cette période passée, relève de l'entretien courant d'un site.

Refondre soi-même ou avec un prestataire : ce qui change

Les huit étapes sont les mêmes dans les deux cas. Ce qui change, c'est qui les porte, et où se situe le risque.

Avec un prestataire, les étapes cinq à huit sortent de vos mains. Vous gagnez du temps sur la maquette, l'intégration et la partie technique de la bascule. Vous prenez en revanche un risque de dépendance : le planning devient celui de son agenda, et vous restez responsable de l'étape quatre, celle qui fait déraper les projets. Exigez le tableau des redirections en fin de projet, ainsi que tous les accès à votre nom.

En autonomie sur un CMS, vous absorbez l'intégration, ce qui représente le gros du temps mais aussi le gros de l'apprentissage. Le risque se déplace : il n'est plus dans la dépendance mais dans les oublis techniques, et deux reviennent constamment — les redirections, et le blocage des moteurs laissé en place sur le site de test. Compensez par la liste de contrôle ci-dessus, cochée ligne à ligne.

Un point ne change pas : le découpage des pages et l'écriture des textes vous appartiennent dans les deux cas. Ce qu'il faut mettre dans chaque page est traité dans les pages d'un site vitrine et quoi écrire dedans. Si la refonte est si profonde qu'elle revient à repartir de zéro, la méthode complète est celle de la création d'un site vitrine.

Ce que Webcosa change à une refonte

Webcosa est un CMS en abonnement pour site vitrine. Sur une refonte, il agit sur trois étapes précises et laisse les autres intactes.

L'intégration, d'abord : vous montez le nouveau site dans l'éditeur pendant que l'ancien reste en ligne, et un code d'accès garde le chantier invisible jusqu'au jour où vous décidez de le publier. Il n'y a pas d'environnement de test à installer ni de bascule de serveur à organiser — l'hébergement en Europe, le certificat de sécurité, les sauvegardes et les mises à jour sont compris dans l'abonnement.

Les redirections, ensuite. Elles font partie de la formule Pro, à 59 € par mois ou 590 € à l'année : vous entrez les anciennes adresses et leurs remplaçantes depuis l'interface, sans fichier de configuration à modifier. La formule Solo, à 29 € par mois ou 290 € à l'année, ne les propose pas — c'est le point à regarder si votre ancien site avait beaucoup de pages connues des moteurs. Le comparatif ligne à ligne est sur la page des tarifs.

La suite, enfin : après la mise en ligne, modifier un texte ou ajouter une page ne demande plus d'intervention extérieure. C'est ce qui distingue une refonte qui fige un site pour quatre ans d'une refonte qui inaugure un site vivant. L'essai dure sept jours sans carte bancaire, et le travail commencé est conservé quatre-vingt-dix jours si vous ne donnez pas suite immédiatement.

Ce qu'il faut retenir

Avant de refaire, écrivez ce que le nouveau site devra faire de plus que l'ancien. Si les trois lignes ne viennent pas, vous avez besoin d'un rafraîchissement, pas d'une refonte — et vous économisez deux mois.

L'inventaire se fait en premier et avant toute coupure : adresses avec leurs visites, contenus, accès, domaine, formulaires, chiffres de référence. C'est la seule étape irréversible du projet.

L'ordre des huit étapes n'est pas négociable, parce que chacune produit ce dont la suivante a besoin. Ce qui fait déraper le calendrier est presque toujours la validation des contenus : nommez un décideur unique et fixez une date avant de commencer.

Le jour de la bascule tient dans une liste de contrôle de huit lignes, dont les redirections posées avant la mise en ligne et le blocage des moteurs levé. Les deux semaines suivantes se surveillent, et l'ancien site s'archive. Pour le volet budget, le prix d'une refonte poste par poste complète cette méthode.

Questions fréquentes sur les étapes d'une refonte

Par deux documents écrits, avant tout contact avec un graphisme ou un outil. D'abord trois lignes disant ce que le nouveau site devra faire de plus que l'ancien : recevoir des demandes qualifiées, présenter une activité nouvelle, être lisible sur téléphone. Ensuite l'inventaire de l'existant : la liste des adresses avec leurs visites, les textes, les images, les accès, le nom de domaine. Ces deux documents conditionnent tout le reste, et l'inventaire n'est plus réalisable une fois l'ancien site éteint.

Pour un site vitrine de dix à trente pages, comptez deux à trois mois entre la décision et la mise en ligne, en travaillant sérieusement sans y consacrer vos journées. Un mois est atteignable si les textes sont déjà écrits et validés. Six mois arrivent souvent, presque toujours pour la même raison : les contenus qui attendent. La partie technique, elle, dépasse rarement trois à quatre semaines. Ce sont des ordres de grandeur, pas un engagement.

La validation des contenus, dans la grande majorité des cas. Les textes attendent d'être écrits, ou ils attendent d'être relus par quelqu'un qui n'a pas le temps. Le prestataire ne peut pas avancer, enchaîne sur un autre chantier, et votre retard de deux semaines devient six semaines sur le projet. Trois autres causes suivent : les photos à faire prendre, les validations à plusieurs voix contradictoires, et les ajouts décidés après que l'arborescence a été figée.

Oui, et c'est la seule façon raisonnable de procéder. L'ancien site reste en ligne et continue de recevoir des visites pendant que le nouveau se construit sur une adresse de test, fermée aux moteurs et protégée par un code d'accès. La bascule ne dure alors qu'une heure. Deux précautions : n'oubliez pas de lever le blocage des moteurs au moment de publier, et archivez l'ancien site — fichiers et base de données — avant de l'éteindre.

La décision se prend page par page, avec les statistiques sous les yeux. Une page qui reçoit des visites sur un sujet toujours d'actualité se garde, avec son adresse si possible, et son texte se retouche plutôt qu'il ne se refait. Une page sans visites et sans utilité se supprime, ce qui est un service rendu au site. Une page visitée dont le sujet a disparu se redirige vers la plus proche par le thème, jamais vers l'accueil en bloc.

Huit points, dans cet ordre : les redirections posées avant la bascule et non après, le blocage des moteurs levé sur le nouveau site, le certificat de sécurité actif sur le domaine définitif, chaque formulaire testé par un envoi réel, les coordonnées vérifiées une à une, le suivi statistique qui enregistre, le plan du site régénéré et déclaré, et l'ancien site archivé hors ligne. Prévoyez la bascule un mardi ou un mercredi matin, jamais un vendredi soir.

Deux semaines de surveillance rapprochée, puis un contrôle mensuel. Les premiers jours, regardez les erreurs de page introuvable quotidiennement : chacune signale une redirection oubliée et se corrige en deux minutes. Vérifiez ensuite que vos nouvelles pages apparaissent dans les résultats, et comparez le nombre de demandes reçues avec le mois précédant la bascule. Une baisse de visites de quelques jours est normale ; une baisse qui dure au-delà d'un mois demande une vérification des redirections.

Oui, à condition d'y consacrer du temps et de suivre l'ordre des étapes. Les huit étapes restent identiques ; vous absorbez simplement l'intégration, qui représente le gros du volume horaire. Le risque se déplace : il n'est plus dans la dépendance à un prestataire mais dans les oublis techniques, principalement les redirections et le blocage des moteurs laissé actif sur le site de test. Une liste de contrôle cochée ligne à ligne le jour de la bascule couvre l'essentiel.

Sauf raison impérieuse, non. Un changement de domaine fait repartir à zéro une part de la réputation accumulée par l'ancien, et il s'ajoute au risque déjà présent du changement d'adresses internes. Si le changement est inévitable — nom d'entreprise modifié, marque déposée par un tiers — traitez-le comme un chantier à part entière, avec des redirections de l'ancien domaine vers le nouveau maintenues plusieurs années, et ne le cumulez pas avec une refonte de structure la même semaine.

En comparant des chiffres relevés avant la bascule, ce qui suppose de les avoir notés. Trois suffisent : le nombre de visites mensuelles, le nombre de demandes reçues par formulaire et par téléphone, et la liste des pages qui vous amenaient le plus de monde. Trois mois après la mise en ligne, reprenez les mêmes mesures. Un site plus beau qui reçoit moins de demandes est une refonte ratée, même si tout le monde le trouve réussi — et l'inverse est vrai aussi.

Tout ça, Webcosa le fait à votre place — ou vous laisse le faire, sans y passer vos soirées.