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Journal · Se décider

Ce qu'un site professionnel coûte chaque mois

Le devis de départ n'est que la première facture. Voici les lignes qui reviennent tous les mois, ce qu'elles valent, et ce qu'un abonnement remplace.

Un site professionnel ne se paie pas une fois. Il se paie tous les mois, pendant des années, et c'est cette partie-là qu'aucun devis ne présente clairement. On compare des montants de départ — 1 500 €, 4 000 €, 9 000 € — et on découvre ensuite que le classement s'inverse au bout de dix-huit mois.

Cet article ne discute pas du prix de conception : il porte sur la ligne récurrente, celle qui tombe le 5 de chaque mois, souvent en trois ou quatre factures venues d'endroits différents. Ce qu'elle contient, ce qu'elle vaut, ce qui la fait grossir, et ce qu'un abonnement unique remplace.

Pourquoi le devis initial est la mauvaise unité de mesure

Un site n'est pas un objet livré une fois : c'est un service qui tourne. Il occupe un serveur, il porte un nom de domaine qui se renouvelle, il s'appuie sur des briques logicielles qui reçoivent des correctifs, il doit être sauvegardé, et son contenu vieillit. Chacun de ces points a un coût, et aucun ne s'arrête le jour de la livraison.

Comparer deux devis sur leur seul montant initial revient donc à comparer deux voitures sur le prix affiché, sans regarder la consommation ni l'assurance. La comparaison honnête additionne le départ et trente-six mensualités — trois ans étant la durée de vie moyenne d'un site vitrine avant qu'on ne veuille le refaire.

Cette addition change presque toujours l'ordre des devis. Un site à 1 500 € assorti de 90 € par mois coûte 4 740 € sur trois ans ; un site à 3 500 € assorti de 25 € par mois en coûte 4 400. Le second est présenté comme deux fois plus cher, et il l'est moins.

Les sept lignes qui reviennent tous les mois

Voici ce qui compose réellement la dépense récurrente d'un site vitrine d'entreprise. Les fourchettes sont des ordres de grandeur constatés sur le marché français : elles servent à situer un devis, pas à en fixer un.

LigneCe qu'elle paieOrdre de grandeur mensuel
HébergementLe serveur qui répond quand quelqu'un tape votre adresse5 à 40 €
Nom de domaineVotre adresse, louée à l'année auprès d'un registre1 à 4 € (12 à 45 € par an)
Certificat de sécuritéLe cadenas du navigateur. Gratuit chez la plupart des hébergeurs0 à 15 €
SauvegardesUne copie du site ailleurs que sur le serveur0 à 20 €
Maintenance techniqueMises à jour, correctifs de sécurité, surveillance40 à 150 €
Modifications de contenuUn tarif, une photo, une page : à l'heure ou au forfait0 à 300 €
Licences et extensionsThème premium, formulaire avancé, module de réservation0 à 60 €
Fourchettes indicatives pour un site vitrine d'entreprise en France. Un site marchand ou sur mesure change d'échelle. Ces montants ne sont pas ceux de Webcosa : nos tarifs sont plus bas dans l'article et sur la page des tarifs.

Sept lignes, sept fournisseurs possibles, sept dates de prélèvement. C'est la première raison pour laquelle personne ne connaît le coût mensuel de son site : il n'existe nulle part sous forme de total.

La deuxième raison est plus gênante. Trois de ces lignes — le certificat, les sauvegardes, une part de la maintenance — sont facturées alors qu'elles sont gratuites ou automatiques chez beaucoup d'hébergeurs. Elles ne sont pas illégitimes : quelqu'un les surveille. Mais elles se paient deux fois quand on ne sait pas qu'elles sont déjà comprises ailleurs.

Ce qu'on paie une fois, et qui revient quand même

Trois postes sont présentés comme non récurrents et ne le sont pas vraiment. Les ignorer, c'est se préparer une facture imprévue.

  • La conception graphique. Elle se paie une fois, et se repaie à chaque changement d'identité, de logo ou de gamme. Comptez qu'un site vitrine change d'allure tous les quatre à six ans, volontairement ou parce qu'il a vieilli.
  • La rédaction. Le texte initial est facturé au projet. Les pages qui s'ajoutent ensuite — une nouvelle prestation, une nouvelle zone d'intervention — sont facturées à l'unité, et ce sont précisément celles qui font venir des demandes.
  • La reprise technique. Une version de langage qui n'est plus maintenue, une extension abandonnée par son auteur, un thème incompatible : sur une pile qu'on héberge soi-même, une remise à niveau tombe tous les deux à trois ans. Elle se chiffre en journées, pas en heures.

Rapportés au mois, ces trois postes ajoutent une somme qui n'apparaît dans aucun tableau : c'est la provision que personne ne met de côté et qui arrive toujours au mauvais moment.

Abonnement ou prestation : deux façons de payer la même chose

Il n'existe au fond que deux modèles. Soit vous achetez un site et vous payez ensuite quelqu'un pour le tenir, soit vous louez un outil qui tient le site et vous le remplissez vous-même. Les deux sont défendables ; ils n'achètent simplement pas la même chose.

PrestationAbonnement
Dépense de départÉlevée, en une ou deux foisNulle ou symbolique
Dépense mensuelleVariable, plusieurs facturesFixe, une seule facture
Qui met à jour la techniqueLe prestataire, si le contrat le prévoitL'éditeur, pour tous ses clients à la fois
Qui modifie le contenuLe prestataire, facturé ou forfaitéVous, sans surcoût
Délai pour changer un tarifUn courriel, puis quelques joursDeux minutes
Ce qui arrive si vous arrêtez de payerLe site reste, la maintenance s'arrêteLe site s'éteint ; vous exportez avant
ComptablementSouvent une immobilisation, amortieUne charge d'exploitation, déductible dans l'année
Le tableau ne désigne pas un gagnant : il montre ce que chaque modèle achète, et ce qu'il laisse à votre charge.

La ligne qui décide n'est pas le prix, c'est l'avant-dernière : que se passe-t-il quand vous arrêtez de payer. Dans le modèle de la prestation, le site continue de vivre mais se dégrade sans surveillance. Dans le modèle de l'abonnement, il s'éteint — ce qui n'est un problème que si vous ne pouvez pas exporter votre contenu et emporter votre nom de domaine.

Ce qu'un abonnement comprend, et ce qu'il ne comprend jamais

Un abonnement à un CMS hébergé regroupe en une ligne ce qui était éclaté en cinq. C'est son intérêt principal, avant même le prix : il n'y a plus de facture d'hébergement à renouveler, plus de certificat à surveiller, plus de mise à jour à programmer.

Ce qu'il comprend, à peu près partout : le serveur, le certificat de sécurité, les sauvegardes, les mises à jour de la plateforme, et l'outil d'édition lui-même. Ce qu'il ne comprend jamais, quel que soit l'éditeur :

  • Le contenu. Personne d'autre que vous ne sait que le tarif a changé ou que l'équipe s'est agrandie.
  • Les photos. Un abonnement ne prend pas vos réalisations en photo.
  • Le référencement éditorial. Publier des pages qui répondent à ce que vos clients tapent reste un travail, pas une case à cocher.
  • La stratégie. Décider ce que le site doit dire, à qui, et dans quel ordre. C'est là que se joue le rendement, et aucun outil ne le fait à votre place.

Un éditeur qui promet l'un de ces quatre points dans le prix de l'abonnement vend soit une prestation déguisée, soit du vide. Il vaut mieux payer une prestation clairement identifiée que croire l'obtenir gratuitement.

Les lignes qui augmentent avec le temps

Trois postes ne restent pas au tarif de la première année, et c'est prévisible dès la signature.

  1. L'hébergement. Le tarif d'appel — souvent la première année à moitié prix — se transforme en tarif plein au premier renouvellement. Regardez toujours le prix de la deuxième année, jamais celui affiché en gros.
  2. Le nom de domaine. Même mécanique, avec un écart parfois plus fort : une extension proposée à 1 € la première année se renouvelle couramment autour de 15 à 20 € par an.
  3. Les modifications. Elles augmentent parce que le site grossit, pas parce que le tarif horaire change. Un site de cinq pages demande peu ; un site de trente pages avec des tarifs, des horaires et une équipe demande une intervention par mois.

À l'inverse, deux lignes ne bougent pas : le certificat de sécurité, qui est gratuit chez tout hébergeur sérieux, et l'abonnement à un CMS, dont le prix est public et le même pour tout le monde. C'est un avantage discret des modèles à abonnement : la facture de l'année trois est connue le jour de l'inscription.

Le coût de sortie, la ligne que personne ne chiffre

Tout site finit par changer de main, d'outil ou d'agence. Ce moment-là a un prix, et il est décidé bien plus tôt : au moment où l'on choisit qui détient quoi.

Trois questions le déterminent entièrement. Le nom de domaine est-il déposé à votre nom, ou à celui du prestataire ? Pouvez-vous exporter vos textes et vos images dans un format lisible ailleurs ? Et disposez-vous des accès administrateur, ou faut-il les demander ?

Si les trois réponses sont bonnes, une sortie coûte du temps de recopie et des redirections — le sujet de refaire son site sans perdre son référencement. Si l'une est mauvaise, la sortie se négocie, et une négociation en position de faiblesse coûte plus cher que trois ans d'abonnement.

Six questions à poser avant de signer quoi que ce soit

Elles tiennent en un courriel, et les réponses écrites valent mieux que n'importe quelle comparaison de tarifs.

  1. Quel est le montant total prélevé chaque mois, toutes factures confondues, une fois la première année passée ?
  2. Qu'est-ce qui est compris dans ce montant, et qu'est-ce qui est facturé en plus ?
  3. Combien coûte une modification simple — changer un tarif, remplacer une photo — et sous quel délai est-elle faite ?
  4. Le nom de domaine sera-t-il déposé à mon nom ?
  5. Sous quel format puis-je exporter mes contenus, et l'export est-il facturé ?
  6. Quelle est la durée d'engagement, et comment se résilie l'abonnement ?

Un prestataire sérieux répond aux six en dix lignes. Une réponse évasive sur la quatrième ou la cinquième est en soi une réponse : elle dit que la sortie n'a pas été prévue, donc qu'elle sera chère.

Ce que coûte un site chez Webcosa, chaque mois

Webcosa est un CMS en abonnement : une seule ligne, un seul prélèvement, et pas de facture d'hébergement à côté. La formule Solo est à 29 € par mois, la formule Pro à 59 € par mois. À l'année, la même chose revient respectivement à 290 € et 590 € — soit dix mois payés pour douze.

Ce que l'abonnement comprend, dans les deux formules : l'hébergement en Europe, le certificat de sécurité, les sauvegardes, les mises à jour de la plateforme, les thèmes du Store, et les demandes reçues par vos formulaires sans limite de nombre. Il n'y a ni frais d'installation, ni commission sur ce que le site rapporte.

Ce qui sépare les deux formules tient au volume et à quelques capacités. Solo autorise 30 pages, un blog, un nom de domaine et 1 Go de fichiers. Pro lève la limite de pages, monte à 3 blogs, 3 domaines et 20 Go, ajoute les redirections d'anciennes adresses et le suivi des visiteurs sur douze mois. Le comparatif ligne à ligne est sur la page des tarifs.

L'essai dure sept jours, sans carte bancaire. Si vous ne donnez pas suite, votre travail est conservé quatre-vingt-dix jours : revenir trois semaines plus tard ne veut pas dire tout recommencer.

Le cas particulier du site fait soi-même

Faire son site soi-même déplace le coût, il ne le supprime pas. La dépense en euros tombe au prix de l'abonnement ; la dépense en temps devient réelle et il faut la chiffrer honnêtement.

Pour un site vitrine de cinq à huit pages, comptez une soirée par page si vous écrivez vous-même, plus deux ou trois soirées de mise en place. Une trentaine d'heures, donc, étalées sur un mois ou deux. Au prix de votre heure facturée, ce n'est pas gratuit — mais c'est un coût que vous payez une fois, quand la maintenance se paie tous les mois.

Ce qui fait échouer ces projets n'est presque jamais la technique : c'est la page blanche. Écrivez les textes avant d'ouvrir l'outil, dans un traitement de texte, sans vous soucier de la mise en page. Le reste suit.

Ce qu'il faut retenir

Le coût d'un site est une mensualité, pas un devis. Additionnez toujours le départ et trente-six mois avant de comparer, et exigez le montant de la deuxième année plutôt que celui de la première.

Sept lignes composent cette mensualité, et trois d'entre elles disparaissent quand la plateforme s'en charge — c'est exactement ce que vend un abonnement. Ce qu'aucun abonnement ne remplace, en revanche, c'est le contenu : le sujet de ce qui fait vraiment venir des devis sur un site d'artisan.

Et si votre site existe déjà et que la question est de savoir quoi en faire, le calcul est le même, avec un poste de plus : refonte de site internet, quel prix pour quoi.

Questions fréquentes sur le coût récurrent d'un site

Tout dépend de qui fait quoi. Un site hébergé chez soi, entretenu par un prestataire, revient couramment à 60 à 200 € par mois toutes factures confondues : hébergement, domaine, maintenance technique et quelques modifications. Un CMS hébergé regroupe la partie technique en une seule ligne : chez Webcosa, 29 € par mois en formule Solo et 59 € en formule Pro, hébergement, certificat, sauvegardes et mises à jour compris. Ces fourchettes de marché sont indicatives et servent à situer un devis reçu.

La création paie un travail fait une fois : comprendre le métier, décider quoi dire, écrire, dessiner, assembler. Le coût mensuel paie ce qui tourne : le serveur, le nom de domaine, le certificat, les sauvegardes, les mises à jour et les modifications de contenu. Le premier est visible dans un devis, le second presque jamais — et c'est pourtant lui qui décide du total sur trois ans.

Sur la dépense mensuelle, presque toujours, parce qu'il mutualise l'hébergement, le certificat et les mises à jour entre tous les clients de l'éditeur. Sur le total, cela dépend de ce que vous déléguez : si vous confiez aussi la rédaction et les modifications, vous payez une prestation en plus de l'abonnement, et le calcul se refait. La bonne comparaison additionne toujours le montant de départ et trente-six mensualités.

Le site cesse d'être servi : c'est la contrepartie du modèle. Ce qu'il faut vérifier avant de s'engager, c'est ce que vous récupérez — vos textes et vos images doivent être exportables, et le nom de domaine doit être déposé à votre nom pour que vous puissiez le pointer ailleurs. Chez Webcosa, le travail est conservé quatre-vingt-dix jours après l'expiration, le temps de revenir ou d'exporter.

Dans un devis d'agence ou de freelance, rarement : il apparaît en ligne séparée, souvent la première année seulement. Dans un abonnement à un CMS hébergé, oui, par construction — c'est l'éditeur qui exploite le serveur. La question à poser est simple : le montant annoncé est-il un total ou une des factures que je recevrai ?

Un abonnement mensuel se comptabilise en charge d'exploitation, déductible sur l'exercice en cours. Un site payé au projet est fréquemment immobilisé et amorti sur plusieurs années. La différence n'est pas anodine pour une petite structure : la charge allège le résultat immédiatement, l'immobilisation l'étale. Votre comptable tranchera selon votre situation — ce point-ci n'est pas un conseil fiscal.

Parce que le tarif affiché est presque toujours un tarif d'appel valable douze mois, et que le renouvellement se fait au prix public. Le même mécanisme s'applique au nom de domaine, avec parfois un écart plus marqué. Avant de signer, demandez le prix de renouvellement plutôt que celui de la première année : c'est celui-là que vous paierez pendant toute la vie du site.

La maintenance technique, non : les mises à jour de la plateforme, le certificat et les sauvegardes sont assurés par l'éditeur et compris dans l'abonnement. Ce qui reste, c'est l'entretien du contenu — vérifier les informations qui bougent et publier régulièrement — et cela ne se délègue que si vous le voulez. Le détail est dans maintenance de site internet, à quoi ça sert.

Chez un prestataire, une intervention simple se facture couramment entre 60 et 120 € de l'heure, avec un minimum d'une demi-heure ou d'une heure selon les contrats. Certains forfaits incluent un volume mensuel — vérifiez alors si les heures non consommées se reportent, ce qui est rarement le cas. Sur un CMS, la même modification vous prend deux minutes et ne coûte rien.

Relevez douze mois de relevés bancaires et cherchez tous les prélèvements liés au site : hébergeur, registre de nom de domaine, agence, éditeur d'extension, service de sauvegarde, outil de formulaire. Additionnez, divisez par douze. La plupart des dirigeants qui font cet exercice découvrent un total supérieur d'un tiers à ce qu'ils annonçaient, simplement parce que les prélèvements viennent de quatre fournisseurs différents à quatre dates différentes.

Tout ça, Webcosa le fait à votre place — ou vous laisse le faire, sans y passer vos soirées.