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Site internet pas cher : ce qu'on paie vraiment

Un site à petit budget peut parfaitement tenir. Ce qui coûte cher, ce n'est jamais le devis de départ : ce sont les postes qu'on découvre après.

« Je voudrais un site internet pas cher. » C'est la phrase qui ouvre un premier rendez-vous sur deux, et elle est parfaitement légitime : personne ne souhaite payer un site plus cher qu'il ne vaut. Elle a seulement le défaut de ne pas dire grand-chose — pas cher par rapport à quoi, et pas cher sur quelle durée.

Cet article ne défend pas l'idée qu'un site doive coûter cher. Il répond à une question plus utile : où part l'argent, quels postes se négocient sans rien risquer, et lesquels finissent toujours par se payer, qu'on les ait budgétés ou non.

Ce que « pas cher » veut dire selon qui le dit

Pour un artisan qui démarre, pas cher signifie quelques centaines d'euros et un abonnement modeste. Pour une PME de vingt personnes, pas cher signifie moins de dix mille euros. Les deux ont raison dans leur contexte, et c'est pour ça que les comparatifs de prix trouvés en ligne servent si peu.

La seule mesure qui vaille est le rapport entre ce que le site coûte et ce qu'il rapporte. Un site à 6 000 € qui amène deux chantiers par mois est bon marché. Un site à 500 € que personne ne trouve n'est pas bon marché : il est gratuit et inutile, ce qui n'est pas la même chose.

Avant de parler budget, posez-vous donc une question de rendement : combien vaut pour vous une demande entrante ? Si un client moyen vaut 2 000 €, un site qui en amène trois par an a remboursé n'importe quel devis raisonnable.

Les cinq façons d'avoir un site, et ce qu'elles coûtent

Il n'existe pas dix solutions. Il en existe cinq, et chacune achète un compromis différent entre l'argent que vous dépensez et le temps que vous y passez.

SolutionCoût de départCoût mensuelVotre temps
Agence web3 000 à 15 000 €50 à 300 € (maintenance)Quelques réunions
Freelance1 000 à 5 000 €20 à 100 €Réunions et fourniture des textes
CMS hébergé0 €20 à 60 €Une soirée par page, au départ
Site auto-hébergé0 à 300 € (thème, extensions)10 à 40 € + maintenanceBeaucoup, et durablement
Offre gratuite0 €0 €Variable — voir plus bas
Fourchettes indicatives pour un site vitrine d'entreprise en France. Un site marchand ou sur mesure sort de ce tableau.

Ce tableau contient tout le sujet : la colonne qu'on regarde est la deuxième, celle qui décide est la quatrième. Un site à zéro euro qui demande quarante heures de votre temps coûte, au prix de votre heure facturée, plus cher qu'un devis d'agence.

Le vrai prix d'un site se lit sur trois ans

Le devis initial est la plus petite partie de la dépense, et c'est pourtant la seule qu'on compare. Sur trois ans, un site vitrine engage cinq postes récurrents : l'hébergement, le nom de domaine, le certificat de sécurité, la maintenance technique et les modifications de contenu. Le détail du premier poste est dans ce que coûte vraiment l'hébergement d'un site internet.

Faites l'addition avant de signer. Un devis à 1 500 € assorti de 90 € par mois coûte 4 740 € sur trois ans. Un devis à 3 500 € assorti de 25 € par mois en coûte 4 400. Le second est présenté comme deux fois plus cher, et il l'est moins.

Le site à 400 euros : ce qu'il contient réellement

Il existe, il est livré, et il fonctionne le jour de la livraison. Ce qu'il ne contient pas, c'est le travail qui décide du résultat : comprendre le métier, choisir ce qu'on dit, écrire les textes, prendre les photos, structurer les pages pour qu'un moteur les comprenne.

Concrètement, un site à 400 € est un thème acheté, rempli avec ce que le client a envoyé par courriel, mis en ligne, et jamais retouché. Il ne fait pas venir de demandes — non parce qu'il est laid, mais parce qu'il ne dit rien de précis et qu'aucune de ses pages ne répond à une question que quelqu'un se pose.

Le vrai coût de ce site apparaît dix-huit mois plus tard, quand il faut le refaire. Il n'aura pas coûté 400 € : il aura coûté 400 € et dix-huit mois de visibilité perdue. Le détail de ce calcul est dans combien coûte vraiment un site professionnel.

Les postes sur lesquels vous pouvez économiser

Quatre postes se coupent ou se reprennent sans conséquence sur le résultat commercial. Ce sont les premiers à discuter dans un devis.

  • Le design sur mesure. Un bon thème adapté à vos couleurs et à votre typographie vaut mieux qu'une maquette moyenne payée trois fois plus cher. Personne n'achète chez vous à cause de votre grille de mise en page.
  • Le nombre de pages au lancement. Cinq pages qui répondent valent mieux que quinze qui remplissent. Les autres s'ajoutent au fil des mois, quand vous savez ce qu'on vous demande.
  • La rédaction, si vous acceptez d'écrire. Vous connaissez votre métier mieux qu'un rédacteur. Écrire trois pages vous prendra deux soirées et vaudra mieux qu'un texte générique.
  • Les photos, en partie. Un téléphone récent et la lumière du jour suffisent pour des réalisations. Gardez le photographe pour les portraits de l'équipe, où l'écart se voit.

Les postes qu'il ne faut jamais couper

Quatre autres se paient toujours, tôt ou tard, et coûtent beaucoup plus cher quand on les paie tard.

  • Le nom de domaine à votre nom. Un domaine déposé au nom du prestataire vous rend captif : changer d'avis devient une négociation.
  • Le certificat de sécurité. Sans lui, le navigateur affiche un avertissement à chaque visiteur. Il est gratuit chez la plupart des hébergeurs sérieux, il n'y a aucune raison de payer pour, ni de s'en passer.
  • Les sauvegardes. Elles ne servent qu'un jour, et ce jour-là elles valent le site entier.
  • La structure des pages. Une page par prestation, avec le vocabulaire du client. C'est gratuit à faire au départ et cher à rattraper ensuite, parce qu'il faut alors tout redécouper.

Les offres gratuites : quand elles tiennent

Une offre gratuite tient dans deux cas. Le premier : vous testez une activité et vous voulez une page en ligne dans l'heure. Le second : le site n'est qu'un complément d'une présence qui vit ailleurs, sur une place de marché ou un réseau social.

Dans tous les autres cas, elle se paie autrement : par une adresse qui ne vous appartient pas, par de la publicité affichée à vos visiteurs, par l'impossibilité d'exporter ce que vous avez écrit, ou par un plafond qui se déclenche exactement le jour où le site commence à marcher.

La question à poser à toute offre gratuite est celle de la sortie : si je pars dans deux ans, qu'est-ce que j'emporte ? Si la réponse est « rien », ce n'est pas gratuit, c'est un loyer payé en dépendance.

Faire son site soi-même : le temps que ça prend

C'est la voie la moins chère en argent, et il faut être honnête sur ce qu'elle coûte en temps. Pour un site vitrine de cinq à huit pages, comptez une soirée par page si vous écrivez vous-même, plus deux ou trois soirées pour la mise en place générale.

Soit une trentaine d'heures étalées sur un mois ou deux. C'est faisable, beaucoup le font, et le résultat est souvent meilleur qu'un site délégué — parce que personne ne décrit votre métier mieux que vous. Le calendrier étape par étape est dans combien de temps faut-il pour créer un site internet.

Ce qui fait échouer ces projets n'est presque jamais la technique : c'est la page blanche. On ouvre l'outil, on ne sait pas quoi écrire, on remet à la semaine suivante, et le site reste en brouillon pendant six mois. La parade tient en une règle : écrivez les textes AVANT d'ouvrir l'outil, dans un traitement de texte, sans vous soucier de la mise en page.

Ce que coûte un site fait avec Webcosa

Webcosa est un CMS : vous faites le site vous-même, et l'outil prend en charge tout ce qui n'a rien à voir avec votre métier. La formule Solo est à 29 € par mois, la formule Pro à 59 € par mois, et l'essai dure sept jours sans carte bancaire ni engagement.

Ce que l'abonnement comprend, dans les deux formules : l'hébergement en Europe, le certificat de sécurité, les sauvegardes, les mises à jour, les thèmes du Store, et les demandes reçues par vos formulaires sans limite de nombre. Il n'y a ni frais d'installation, ni facture d'hébergement séparée, ni commission sur ce que le site rapporte.

Les différences entre les deux formules tiennent au volume et à quelques capacités : la formule Solo autorise 30 pages, un blog, un nom de domaine et 1 Go de fichiers ; la formule Pro lève la limite de pages, monte à 3 blogs, 3 domaines et 20 Go, et ajoute les redirections d'anciennes adresses. Le comparatif détaillé est sur la page des tarifs, et la liste de ce que fait le CMS sur la page des fonctionnalités.

Le nom de domaine, seul poste qui se paie ailleurs

C'est le seul achat que vous ferez en dehors de l'abonnement, et il est modeste : une dizaine d'euros par an chez un registraire pour un « .fr » ou un « .com ». Il vous appartient, il se renouvelle une fois par an, et il vous suit si vous changez d'outil.

Deux règles, et elles n'ont pas changé depuis vingt ans. Déposez-le à votre nom, jamais à celui d'un prestataire. Et notez sa date d'expiration quelque part : le non-renouvellement est le seul incident capable d'éteindre un site entier sans prévenir.

Être trouvé ne s'achète pas en option

Beaucoup de devis présentent le référencement comme une ligne supplémentaire, souvent à trois chiffres par mois. C'est une présentation trompeuse : l'essentiel de ce qui fait qu'un site est trouvé se joue au moment où on l'écrit, pas après.

Une page par prestation, des titres qui reprennent les mots que vos clients emploient, une adresse et une zone d'intervention explicites, des pages qui répondent à une question précise : tout cela est gratuit et se décide en écrivant. C'est aussi ce qui décide qu'un assistant conversationnel vous cite, comme détaillé dans vos clients demandent à une IA.

Ce qui se paie, c'est le temps de quelqu'un qui écrit à votre place. Si vous écrivez vous-même, cette ligne disparaît du budget — et le résultat est généralement meilleur.

Reconnaître un devis pas cher qui va déraper

Cinq formulations doivent déclencher une question avant signature. Aucune n'est malhonnête en soi ; toutes désignent un coût qui n'est pas encore chiffré.

  1. « Textes fournis par le client » : le projet s'arrêtera le jour où il faudra écrire, et vous attendra six mois.
  2. « Site vitrine clé en main » sans nombre de pages : le périmètre n'est pas fixé, donc il se discutera plus tard, à votre défaveur. Ce que recouvre vraiment cette formule est détaillé dans site internet clé en main.
  3. « Corrections illimitées » : cela n'existe pas. Un devis sérieux annonce deux tours de corrections.
  4. « Hébergement et maintenance » en une seule ligne : demandez ce que couvre la maintenance, en heures.
  5. Aucune mention de la propriété du domaine et du site : c'est la ligne qui décide si vous pourrez partir un jour.

Par où commencer avec un budget serré

L'ordre compte plus que le montant. Voici celui qui produit le meilleur résultat pour le moins d'argent, et il est valable quelle que soit la solution retenue.

  1. Déposez votre nom de domaine à votre nom. Dix euros, et c'est irréversible dans le bon sens.
  2. Écrivez cinq pages dans un traitement de texte : accueil, deux prestations, réalisations, contact.
  3. Prenez vingt photos de vos réalisations, à la lumière du jour, avec votre téléphone.
  4. Montez le site sur un outil hébergé, ou faites-le monter. Une semaine, pas six mois.
  5. Publiez, puis ajoutez une page par mois selon les questions qu'on vous pose vraiment.

Ce chemin coûte le prix d'un abonnement et une trentaine d'heures. Il produit un site qui répond, ce qui est exactement ce qu'on demande à un site vitrine — les trois éléments qui décident sont détaillés dans ce qui fait venir des devis.

Et si vous préférez déléguer

Faire soi-même n'est pas une obligation morale. Si votre heure vaut cher et que vos soirées sont prises, déléguer est un calcul rationnel — à condition de ne pas déléguer la partie qui vous appartient, c'est-à-dire ce que vous voulez dire.

Notre agence conçoit le site, rédige les textes et le met en ligne ; vous le récupérez ensuite dans le CMS et vous le gérez vous-même, sans dépendre de nous pour changer un tarif. Le devis dépend du nombre de pages et de ce qu'il y a à écrire — écrivez-nous pour en discuter, ou parcourez les questions fréquentes d'abord.

Ce qu'il faut retenir

Un site pas cher est un site dont les coûts sont connus d'avance, pas un site dont le devis initial est bas. Additionnez toujours sur trois ans, exigez le nom de domaine à votre nom, coupez le design avant de couper le contenu, et méfiez-vous de tout ce qui n'est pas chiffré.

Et gardez en tête la seule dépense qui ne figure sur aucun devis : le temps pendant lequel vous n'avez pas de site. C'est souvent le poste le plus cher de tous. Si votre site existe déjà mais vous coûte trop en entretien, le sujet est traité dans la maintenance d'un site internet ; s'il est à refaire, dans refonte de site internet : quel prix, pour quoi.

Questions fréquentes sur les sites internet pas chers

En faisant le site vous-même sur un CMS hébergé, le coût se réduit à l'abonnement et au nom de domaine : à partir d'une vingtaine d'euros par mois, plus une dizaine d'euros par an pour le domaine. Chez Webcosa, la formule Solo est à 29 € par mois avec l'hébergement, le certificat et les sauvegardes compris. En déléguant à un freelance, comptez au minimum 1 000 à 1 500 € pour un site vitrine correct.

Non, mais un site bon marché et bon exige que quelqu'un fasse le travail de contenu — vous, le plus souvent. Ce qui distingue un bon site d'un mauvais n'est ni son prix ni son design : c'est qu'il dise précisément ce que vous faites, pour qui et où, et qu'il soit facile de vous contacter. Un site à 400 € livré sans ce travail ne rapporte rien, quel que soit son aspect.

Une offre gratuite convient pour tester une activité ou pour compléter une présence qui vit ailleurs. Au-delà, elle se paie autrement : adresse qui ne vous appartient pas, publicité affichée à vos visiteurs, contenus non exportables, ou plafond atteint le jour où le site commence à marcher. La question à poser est celle de la sortie : si vous partez dans deux ans, qu'emportez-vous ?

Sur un CMS hébergé, entre 20 et 60 € par mois tout compris — hébergement, certificat de sécurité, sauvegardes et mises à jour. Sur un site fait par une agence et hébergé séparément, comptez 50 à 300 € par mois entre l'hébergement et le contrat de maintenance. À cela s'ajoute, dans les deux cas, une dizaine d'euros par an pour le nom de domaine, qui doit être déposé à votre nom.

Pour un site vitrine de cinq à huit pages, comptez une soirée par page si vous écrivez les textes vous-même, plus deux ou trois soirées de mise en place : environ trente heures étalées sur un à deux mois. Ce qui fait échouer ces projets n'est presque jamais la technique mais la page blanche. Écrivez vos textes dans un traitement de texte avant d'ouvrir l'outil, et le reste avance vite.

Sur quatre postes : le design sur mesure, qu'un bon thème adapté à vos couleurs remplace sans dommage ; le nombre de pages au lancement, cinq pages qui répondent valant mieux que quinze qui remplissent ; la rédaction, si vous acceptez d'écrire vous-même ; et une partie des photos, qu'un téléphone récent et la lumière du jour suffisent à faire pour des réalisations.

Sur quatre autres postes : le nom de domaine déposé à votre nom, sans quoi vous êtes captif de votre prestataire ; le certificat de sécurité, sans lequel le navigateur affiche un avertissement à chaque visiteur ; les sauvegardes, qui ne servent qu'un jour mais valent alors le site entier ; et la structure des pages, gratuite à décider au départ et coûteuse à rattraper ensuite.

Pas au départ. L'essentiel de ce qui fait qu'un site est trouvé se décide au moment où on l'écrit : une page par prestation, les mots que vos clients emploient réellement, une zone d'intervention explicite, des pages qui répondent à une question précise. Tout cela est gratuit. Ce qui se paie, c'est le temps de quelqu'un qui écrit à votre place — et si vous écrivez vous-même, cette ligne disparaît du budget.

Cinq formulations doivent déclencher une question : « textes fournis par le client », qui bloquera le projet le jour où il faudra écrire ; « clé en main » sans nombre de pages chiffré ; « corrections illimitées », qui n'existe pas ; « hébergement et maintenance » en une seule ligne sans volume d'heures ; et l'absence de mention sur la propriété du site et du nom de domaine. Aucune n'est malhonnête, toutes désignent un coût non chiffré.

Cela dépend entièrement de deux points, à vérifier avant de commencer : le nom de domaine est-il à votre nom, et pouvez-vous exporter vos contenus ? Si les deux réponses sont oui, un changement d'outil coûte du temps de recopie et rien d'autre, à condition de rediriger les anciennes adresses vers les nouvelles. Si l'une est non, le changement se négocie avec votre prestataire, ce qui est une position coûteuse.

Tout ça, Webcosa le fait à votre place — ou vous laisse le faire, sans y passer vos soirées.